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Alaotra fait partie de la région Alaotra-Mangoro qui a comme chef lieu Ambatondrazaka. Localisée dans la partie nord-est du pays, mais non littorale, la région Alaotra-Mangoro a une superficie de 33054km² et compte environ 1 112 550 habitants, en 2008. La région est divisée en 5 districts réparties sur 79 communes: Ambatondrazaka, Amparafaravola, Andilamena, Anosibe An'ala, Moramanga.
La cuvette du lac Alaotra est l'une des plus grandes zones rizicoles de Madagascar, avec plus de 80.000 ha de rizière. C'est l'une des rares zones du pays excedentaires en riz avec une production annuel en année normale de 200.000 tonnes, dont 80.000 tonnes en moyennes sont exportées chaque années vers Antananarivo (la capitale) et Toamasina (ville portuaire).
Les Sihanaka “Ceux qui errent autour des marais”
Ce groupe occupe la région du “Lac Alaotra” au Nord-Est de l’ancien royaume Merina. Ce sont essentiellement des pêcheurs et des riziculteurs. L’origine des Sihanaka serait, d’après Longuefone, des Antesaka, ou Antemasihanaka, habitant les régions marécageuses des environs de Vangaindrano (sur la côte Sud-Est de l’île) qui auraient émigré dans la région du Lac Alaotra et donné leur nom à la population actuelle. D’après la tradition orale, les Sihanaka seraient originaires d’un lieu qui a pour nom Masianaka et situé au Sud de l’Imerina. C’est sous l’impulsion de leur chef que le clan décida de s’installer près du Lac Alaotra. Au XVIIe siècle, François Martin alors traitant à Fénérive participa à une incursion en pays Sihanaka. Cette expédition dont il fait le récit avait pour but de s’emparer de boeufs en représailles aux razzias Sihanaka en pays Betsimisaraka. Les tombeaux traditionnels Sihanaka sont caractérisés par un monticule de terre auprès duquel est érigé un “jiro” ou mat funéraire fourchu, atteignant une taille conséquente (8 à 10 mètres de hauteur). Les “fototra” sont des poteaux moins élevés surmontés de crânes de boeufs. Les “sary” sont des manequins funéraires en bois ou en “zozoro” (papyrus) censés représenter le défunt... Cette coutume unique sur l’ensemble de l’île possède des similitudes flagrantes avec les éfigies de la peuplade des Toradja de l’île des Célèbes.
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